Je croyais bien conduire mon van. Trois trajets m'ont montré le contraire.

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Par Lucie, 34 ans, cavalière amateur. Un van deux places, une jument de 9 ans, des concours un week-end sur deux.

LPar Lucie, cavalière · lecture 5 min
Au volant, le téléphone sur son support montre le cheval dans le van
Le téléphone sur son support, côté passager. On regarde à l'arrêt, ou le passager regarde : comme un GPS.

Je transporte Opale depuis six ans. Jamais un accident. Et pourtant, à chaque rond-point, je faisais la même chose que vous : je baissais la musique pour écouter la cloison.

Un coup sourd, un déplacement de poids dans le volant, et on se raconte une histoire. Elle a trébuché. Elle mange. Elle s'est juste replacée. On n'en sait rien. On devine, et on roule.

« Elle a l'habitude »

Un cheval qui voyage mal ne se plaint pas. Il encaisse. Il compense avec ses jambes, trajet après trajet, et vous le découvrez à l'arrivée : une jument qui descend en tremblant, une éraflure au jarret, ou simplement un cheval qui rechigne de plus en plus à monter.

Et chaque fois, on se dit la même chose : « elle a l'habitude ». Sauf qu'une habitude, ça se voit. Et nous, on conduit avec une cloison entre elle et nous.

Ce qui m'a fait réfléchir, c'est une discussion au paddock. Une cavalière de mon club racontait avoir senti son van bouger à 80 km/h sur la nationale. Son cheval s'était débattu et avait glissé. Elle a tout entendu, tout senti dans le volant, et n'a rien pu voir avant la prochaine aire, vingt minutes plus tard. Vingt minutes à imaginer le pire.

Une autre, à côté, a haussé les épaules : « Moi, je le regarde. » Elle avait une petite caméra dans son van depuis l'hiver. Elle m'a proposé de me la prêter pour le concours suivant.

Trajet 1 : ce que je n'avais jamais vu

Installation sur le parking, avant de charger. Le boîtier tient dans la main, il s'aimante à la paroi, et le téléphone s'y connecte directement, comme à une enceinte. Le téléphone va sur son support côté passager, comme un GPS.

Je charge Opale, je démarre. Et là, première surprise : le foin. Elle n'y touche pas pendant les dix premières minutes. Elle regarde par la fenêtre, la tête haute. Six ans que je lui mets un filet « pour l'occuper » et je ne savais pas qu'elle attendait d'être sur l'autoroute pour manger.

Deuxième surprise, au premier rond-point : sa tête part sur le côté et ses postérieurs se replacent. Pas un drame. Mais au deuxième, pareil. Au troisième, je ralentis plus tôt, je prends la courbe plus large. Sur l'écran, elle ne bouge presque plus.

C'est ça que je n'avais jamais compris : je ne conduisais pas mal, je conduisais à l'aveugle. Un freinage qui me paraît doux, vu du siège conducteur, c'est un cheval qui doit se rattraper sur ses antérieurs. Quand on le voit, on le corrige tout seul. Personne n'a besoin de vous l'expliquer. Six ans de ronds-points, et il a fallu dix minutes d'image pour changer ma conduite.

J'ai rendu la caméra le dimanche soir. Le lundi, j'ai commandé la mienne.

La caméra en question

La caméra EquiCheck Transport fixée sur la paroi du van
Clipée sur la paroi, face au cheval. Quelques secondes, et l'image arrive sur le téléphone.

C'est l'EquiCheck Transport, vendue par Cavalier Propriétaire, une boutique française tenue par des cavaliers. C'est celle que j'avais vue passer sur Instagram sans y prêter attention, et c'est celle que plusieurs cavalières de mon club ont fini par mettre dans leur van.

Ce qui m'a décidée, ce n'est pas la fiche technique. C'est qu'elle ne demande rien. Elle crée son propre signal : le téléphone s'y connecte directement, sans réseau mobile, sans box, sans carte SIM, sans abonnement. Un aimant la tient sur la paroi. On la clipe, on ouvre l'application gratuite, l'image est là. Quelques secondes, sur un parking, sans lire la notice.

Et parce qu'elle se décroche aussi vite qu'elle se pose, elle ne sert pas qu'au van. J'y reviens.

Trajet 2 : la nuit, et le box du concours

Retour de concours, départ à 21 h. J'avais un doute sur la vision de nuit. L'image passe en noir et blanc et on voit tout : la tête, les appuis, le filet. Le grand angle couvre tout l'intérieur du van, d'une paroi à l'autre, même collée à la cloison.

Sur place, j'ai fait ce que ma copine du club faisait : j'ai déclipé la caméra du van et je l'ai posée sur la porte du box de concours. Opale dans son box inconnu, moi à la buvette, l'image dans la poche. La portée annoncée va jusqu'à 50 mètres sans obstacle, à peu près la longueur d'une carrière. Entre le box et la buvette, aucune coupure.

Trajet 3 : la fausse alerte qui m'a rassurée pour de bon

Nationale, un choc sourd derrière. Avant, j'aurais cherché un endroit pour m'arrêter, le cœur à 150. Là, un coup d'œil sur l'écran à l'arrêt suivant : c'était le filet à foin qui avait tapé la paroi. Opale mâchait tranquillement.

Ce jour-là, j'ai compris ce que j'avais vraiment acheté. Pas une caméra. La fin des vingt minutes où on imagine le pire.

La caméra tenue dans la main
Elle tient dans la main et se décroche aussi vite qu'elle se pose.

Ce que les autres en disent

Je ne suis pas la seule à avoir cédé. Sous les vidéos de la boutique, les commentaires reviennent toujours sur les deux mêmes choses : « tellement rassurant », et, plus surprenant, « ça m'a fait prendre conscience des pertes d'équilibre, j'ai adapté ma vitesse et mes trajectoires ». Exactement ce qui m'est arrivé au premier rond-point.

Et puis il y a celles qui n'ont pas de caméra et qui racontent le trajet où le van a bougé. Celles-là, je les lisais avant. Maintenant je les lis autrement.

Avant votre prochain trajet

La caméra seule coûte 97 €, le prix d'un plein de gazole avec le van derrière. Je l'ai prise avec le coffre de protection, parce qu'elle vit dans un van, et je regrette de ne pas avoir pris la batterie externe pour les convoyages du mois d'août : c'est la version que prennent celles qui roulent loin. Elle arrive avec une notice en français, et l'application est gratuite.

Vous avez deux options. Continuer à baisser la musique aux ronds-points. Ou regarder, une fois, ce qui se passe vraiment derrière la cloison. Moi, je n'ai pas pu revenir en arrière.

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Cette page est une publicité de Cavalier Propriétaire. L'avis de Lucie est composé à partir de situations que nous racontent les cavalières ; les caractéristiques de la caméra sont celles de sa fiche. Les avis cités sont des commentaires publiés sur notre page Facebook.