Couverture imperméable cheval : choisir grammage et taille

Couverture imperméable cheval : choisir grammage et taille

Trois jours de pluie, et le poil ne sèche plus

Vous passez la main sur le dos de votre cheval en allant chercher le licol, et elle ressort mouillée jusqu'à la peau. Pas humide en surface : trempée. L'eau perle sur la croupe, le poil colle en mèches sombres, et le cheval se tient dos au vent dans le coin le moins exposé du pré. C'est exactement la situation pour laquelle une couverture imperméable pour cheval existe, et c'est aussi celle que les tableaux de grammage ne savent pas traiter.

Ce n'est pas qu'une question de confort. Un cheval détrempé pendant plusieurs jours dépense de l'énergie en continu pour maintenir sa température, et il la prend sur ses réserves. Si rien n'est fait, il finit par perdre de l'état au moment précis où l'herbe en donne le moins, et la peau de son dos, elle, ne sèche jamais. À cette saison, les pluies ne s'arrêtent plus pendant des jours d'affilée : la question se pose maintenant, pas en janvier.

Avant de comparer les modèles de couverture imperméable, il faut comprendre ce qui se passe sous le poil. Ce qui sépare un cheval qui encaisse la pluie d'un cheval qui la subit ne tient ni à sa robe, ni à sa rusticité, et nous y venons.

Une averse, ça passe. Trois jours de bruine, non.

Le poil d'hiver ne réchauffe pas par lui-même. Il emprisonne une couche d'air que le corps tiédit et garde contre la peau, un peu comme la doublure d'une doudoune. Les poils se redressent pour épaissir ce matelas d'air quand la température baisse.

Une averse courte mouille la pointe du poil, le cheval s'ébroue, le matelas d'air tient. La bruine fine qui tombe trois jours d'affilée, elle, finit par traverser. Le poil se plaque, l'air s'échappe, l'isolation tombe. C'est la durée de l'humidité, bien plus que le thermomètre, qui épuise un cheval au pré en automne.

Ce que l'humidité prolongée fait à la peau du dos

Sous le poil plaqué, la peau reste mouillée en permanence. Elle macère, sa barrière naturelle s'affaiblit, et des microfissures invisibles à l'oeil s'ouvrent. Des travaux vétérinaires rappellent que l'exposition prolongée à l'humidité et les petites lésions cutanées comptent parmi les facteurs de risque les plus souvent cités dans la dermatophilose, le nom vétérinaire de ce que les cavaliers appellent gale de pluie sur le dessus du corps et gale de boue quand elle descend sur les paturons.

Couverture imperméable cheval : choisir grammage et taille - Ce que l'humidité prolongée fait à la peau du dos

Les signes ne trompent pas, et ils apparaissent là où l'eau ruisselle et stagne :

  • des croûtes adhérentes sur la ligne du dos, la croupe et le garrot
  • des poils agglutinés qui s'arrachent en touffes avec la croûte
  • en dessous, une peau rouge et suintante

Si des croûtes sont déjà installées, votre vétérinaire reste la bonne personne pour évaluer la peau et choisir les soins. Deux réflexes en attendant : mettre le cheval au sec, et ne jamais arracher les croûtes sèches. Pour la suite du traitement, nous détaillons chaque étape dans notre article sur la gale de boue du cheval, et nos soins pour la peau abîmée par la boue regroupent ce qui s'applique sur une peau fragilisée par l'humidité.

Le piège : couvrir un cheval encore mouillé

Nous sommes nombreux à avoir fait ce geste avec les meilleures intentions : le cheval est trempé, on lui pose une couverture pour qu'il ait moins froid. Sauf qu'une couverture posée sur un dos mouillé, ou qui n'évacue pas la vapeur, enferme l'eau contre la peau au lieu de l'en éloigner. La macération continue, à l'abri des regards.

D'où deux habitudes à prendre, et elles ne coûtent rien :

Pluie ou froid : deux problèmes, deux couvertures

Les tableaux de grammage que l'on consulte avant d'acheter raisonnent en degrés et en grammes de garnissage. Ils répondent très bien à une question : le cheval a-t-il froid ? Ils ne répondent jamais à l'autre : le cheval est-il mouillé ?

couverture imperméable cheval - Pluie ou froid : deux problèmes, deux co

Pour situer les ordres de grandeur, ces guides ne demandent aucun garnissage pour un cheval non tondu au pré tant que la température reste au-dessus de 5 degrés, passent vers 100 g entre 0 et 5 degrés, puis montent à 200 ou 300 g en dessous. Un cheval tondu, lui, est couvert bien plus tôt, souvent dès 10 à 12 degrés, parce qu'on lui a retiré son matelas d'air.

Regardez un mois d'octobre : il pleut, il vente, et le thermomètre affiche 11 degrés. Le tableau de grammage dit rien du tout. Et pourtant le cheval est trempé depuis trois jours. C'est là que le raisonnement se renverse : une couverture 0 g, ce n'est pas une couverture pour rien. C'est la réponse quand l'ennemi est l'eau et non le froid.

Reste à savoir lire les chiffres imprimés sur l'étiquette, parce que c'est là que presque tout se joue. Nous y arrivons, mais une étape les précède, et c'est celle que l'on rate le plus souvent.

Mesurer son cheval : la seule étape à ne pas rater

Une couverture imperméable pour cheval qui tourne, aussi étanche soit-elle,, qui bâille au poitrail ou qui remonte sur la croupe ne protège plus rien. La taille passe donc avant l'étanchéité, et elle se décide avec un mètre souple, pas à l'oeil.

La mesure demande deux minutes, et elle se fait le soir même :

  • placez le cheval à l'arrêt sur un sol plat, campé sur ses quatre membres
  • posez l'extrémité du mètre souple au point le plus haut du garrot
  • suivez la ligne du dessus, en épousant la forme du dos
  • arrêtez-vous à la naissance de la queue
  • notez le chiffre en centimètres et arrondissez au multiple de 5 le plus proche

Ce chiffre, c'est votre taille. Sur une fiche produit, une couverture annoncée en 135 cm correspond à cette longueur de dos, et non à la taille au garrot du cheval. Entre deux tailles, mieux vaut la plus grande si le cheval est large de poitrail, la plus petite s'il est fin et que la couverture risque de glisser.

Et comme nous vendons en ligne, le chemin est simple : on mesure en centimètres avant de commander, puis on croise ce chiffre avec le guide des tailles indiqué sur la fiche. Chaque fiche de notre rayon couvertures d'automne-hiver précise la fourchette de longueurs de dos qu'elle couvre, et notre service client répond par email quand le cheval tombe pile entre deux tailles.

Les questions que tout le monde se pose avant de commander

Quand mettre une couverture imperméable à son cheval ?

On sort la couverture imperméable non pas à une date du calendrier, mais sur des conditions observables : une pluie installée sur plusieurs jours, du vent qui accompagne la pluie, un abri boudé ou saturé par le troupeau, un cheval tondu, âgé ou en convalescence. Un cheval en bon état, avec un vrai poil d'hiver et un abri qu'il utilise, peut très bien passer une averse sans rien.

couverture cheval extérieur - Les questions que tout le monde se pose

Et ce n'est pas qu'une affaire d'automne. Un printemps détrempé ou un hiver doux et pluvieux posent exactement le même problème, parfois pire : il fait trop doux pour une couverture chaude, et il pleut trop pour ne rien mettre.

Comment laver et entretenir une couverture imperméable ?

La règle générale tient en peu de choses : laisser la couverture sécher complètement, puis brosser la boue sèche plutôt que de la frotter mouillée. Les lavages agressifs et les adoucissants attaquent le traitement déperlant de la surface, celui qui fait perler l'eau.

Pour le reste, chaque modèle a ses consignes, imprimées sur l'étiquette cousue à l'intérieur : ce sont elles qui font foi, pas une règle générale trouvée ailleurs. Entre deux saisons, une couverture propre et sèche, rangée à plat dans un sac, se retrouve en bien meilleur état l'automne suivant.

Et pour un poney ?

Une couverture imperméable poney obéit à la même logique, mais la mesure y compte encore plus. Les petites longueurs de dos sortent vite des tailles courantes, et un modèle trop long sur un poney glisse vers l'arrière, frotte au garrot et découvre le poitrail. Reprenez la méthode de mesure ci-dessus, du garrot à la naissance de la queue, et fiez-vous au chiffre plutôt qu'à l'appellation poney ou cheval, qui varie d'une marque à l'autre.

Comment choisir une couverture imperméable pour cheval : les 4 critères

Quatre critères suffisent à juger n'importe quel modèle, et ils se lisent tous sur la fiche technique.

1. La colonne d'eau, exprimée en millimètres, mesure la pression d'eau que le tissu supporte avant de laisser passer une goutte. Un textile est dit imperméable à partir de 1 500 mm, ce qui correspond à une colonne d'eau d'un mètre et demi de haut posée sur le tissu ; entre 2 000 et 4 000 mm, l'imperméabilité est bonne pour la pluie soutenue ; au-delà de 5 000 mm, on entre dans le domaine des intempéries extrêmes et des charges portées.

2. La respirabilité, en grammes de vapeur par mètre carré et par jour, dit la quantité de transpiration que le tissu évacue vers l'extérieur. Une valeur de 3 000 g/m²/24 h représente l'équivalent d'environ trois litres d'eau évaporés par mètre carré de toile en une journée, ce qui suffit à un cheval au pré ; pour un cheval qui rentre en sueur du travail, c'est une polaire séchante qu'il faut, pas une couverture de pluie.

3. Les deniers mesurent l'épaisseur du fil du tissu extérieur, donc sa résistance aux ronces, aux jeux de pré et aux dents du voisin de paddock. Du 600 deniers, c'est une toile comparable à celle d'un sac à dos de randonnée ; du 1 200 deniers, comme la toile d'un sac de voyage renforcé, encaisse davantage et pèse plus lourd.

4. Le maintien décide de tout le reste. Sangles croisées sous le ventre, courroies de cuisse, boucle de poitrail, rabat de queue et doublure au garrot empêchent la couverture de tourner. Une couverture qui tourne frotte, et une couverture qui frotte use le poil au garrot et aux épaules.

Un dernier point de vigilance, qui revient souvent dans les recherches : le couvre-cou. Certains modèles couvrent l'encolure (les versions dites high neck ou avec couvre-cou), d'autres s'arrêtent au garrot. Ce détail n'est pas toujours visible sur la photo principale, alors vérifiez-le sur la fiche du modèle qui vous intéresse.

Notre couverture imperméable d'extérieur RugBe, pour le cheval qui vit dehors

Disons tout de suite ce qu'elle ne fait pas, parce que c'est ce qui vous évitera une déception : elle n'est pas rembourrée. Avec 0 g de garnissage, elle protège de la pluie et du vent, elle ne chauffe pas, et par grand froid elle ne remplace pas une couverture chaude. Pour un cheval tondu, ou pour une vraie vague de froid, il faut lui adjoindre une couverture d'écurie rembourrée ou une polaire. Elle est faite pour une chose : garder au sec le cheval qui vit dehors.

Côté étanchéité, elle tient 3 000 mm, soit la pression qu'exercerait une colonne d'eau de trois mètres de haut posée sur la toile. Côté évacuation, elle annonce 3 000 g/m²/24 h, soit l'équivalent d'environ trois litres de vapeur sortis par mètre carré et par jour, pour que la transpiration ne condense pas contre la peau.

Sa toile extérieure est un polyester 600 deniers, soit le tissu d'un sac à dos de randonnée, qui encaisse les ronces et les jeux de pré. Pour qu'elle ne tourne pas, elle réunit les sangles croisées sous le ventre, les courroies de cuisse, la boucle de poitrail à mousqueton, le rabat de queue et une doublure au garrot. Les longueurs de dos vont de 105 à 165 cm, et un sac de rangement peut lui être ajouté pour l'entre-saison.

C'est une approche qui gagne du terrain dans les écuries : de plus en plus de propriétaires de chevaux vivant dehors gardent une imperméable sans garnissage à portée de main pour les épisodes pluvieux, et réservent le grammage aux jours vraiment froids. Vous retrouverez le détail et le guide des tailles sur la fiche de notre couverture imperméable d'extérieur RugBe.

Couverture imperméable d'extérieur RugBe

Un cheval sec, et le reste suit

La logique de cet article tient en trois lignes. En automne, l'ennemi du cheval au pré, c'est l'eau avant le froid. On mesure d'abord le dos en centimètres, on choisit ensuite une couverture imperméable sur son étanchéité et sa respirabilité plutôt que sur son grammage, et on garde un oeil sur la peau du dos et de la croupe.

Un cheval qui reste sec mange pour s'entretenir, pas pour se réchauffer. Sa peau respire, son poil retrouve son matelas d'air dès que la pluie s'arrête, et vous retrouvez un cheval présentable sous la boue de novembre. Si le vôtre vit dehors toute la saison, la couverture imperméable d'extérieur RugBe est faite pour ces semaines-là.

Retour au blog

Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être publiés.